restauration d'une voiture ancienne

La restauration automobile consiste à redonner vie à des voitures en mauvais état. Elle permet de réparer tous les composants d’un véhicule pour qu’il ressemble un peu plus à sa valeur d’usine.

Elle comprend la carrosserie, les parties chromées, les roues, l’habitacle ainsi que les parties non visibles comme le moteur, le châssis, la transmission, les freins, le système de refroidissement, le circuit électrique, etc.

Certaines pièces peuvent être seulement remplacées par des plus récentes ou des plus performantes dans l’objectif d’une utilisation plus facile ou nécessitant moins d’entretien pour permettre au véhicule de conserver ses éléments d’origine.

Préparation à la restauration d’une voiture ancienne

La rénovation et l’entretien d’un véhicule de collection nécessite aussi d’avoir des compétences dans des domaines comme la chaudronnerie, la peinture ou l’électricité.

Voici les différentes étapes à suivre avant de s’engager dans la restauration d’une voiture ancienne.

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La disponibilité et la patience sont les maitres mots d’une bonne réparation, car elle peut être chronophage. Il faut aussi avoir un peu d’espace (environ 50m²) pour pouvoir entreposer l’ensemble des pièces sans compter les outils. Il faut également bénéficier d’un bon éclairage. On doit enfin se munir d’outils performants, généralement électriques ou automatiques pour faciliter la tâche. On peut citer par exemple le cric rouleur, la perceuse sur colonne, le démonte-soupape, la sableuse, etc.

Le premier pas vers la restauration est l’achat de la voiture si la personne n’en possède pas. Dans ce cas, il est primordial de vérifier si certaines pièces ne vont pas créer de complications pour la remise en route. Il faut aussi contrôler l’origine du véhicule, sa carte grise et ses numéros de plaque. Plus la voiture est saine, plus la restauration est facile, c’est pourquoi il faut connaitre ses points faibles pour éviter toute surprise lors du démontage.

Il est à noter que la rénovation nécessite d’avoir des compétences en plusieurs domaines, il est donc possible de recourir l’aide d’un professionnel sinon elle peut s’avérer bien complexe.

Il faut aussi penser à estimer les coûts, car il arrive que le prix des pièces soit multiplié par 2 dans le pire des cas. Il en est de même pour les outils, la peinture, les dégrippants, les dégraisseurs, les pates à joints, etc.

Le restaurateur doit penser à acheter des revues techniques ainsi qu’un guide d’entretien édité par le constructeur.

La phase de restauration

Les étapes liées à la restauration de voitures anciennes sont présentées pour mener à bien la restauration de véhicules anciens.

Il est ainsi important de prendre des photos et des notes lors de l’étape de démontage du véhicule. Cela aidera pour servir de mémoire, car la restauration peut durer sur plusieurs années. Les images et les transcriptions vont être d’une grande utilité lors de la phase de remontage.

Il ne faut surtout pas oublier de retirer le moteur, la transmission, le différentiel et l’intérieur de la voiture en intégralité. Il faut également démonter le tableau de bord avec tous les cadrans, les instruments électriques et câblage, l’embrayage et les pièces hydrauliques du système de freinage, ainsi que la suspension avant et la direction du châssis.

Le point suivant est l’organisation des pièces lors du démontage. Il y a celles du moteur, de la transmission, du pont arrière, de l’hydraulique, de l’électricité, de l’intérieur, de la suspension et de l’essieu avant. Elles doivent être rangées dans des boîtes ou dans des sachets étiquetés. Il est impératif de ne rien jeter, car une pièce cassée peut servir à en reconstruire une autre ou ses composantes peuvent être récupérées.

Lors de la remise en état de la carrosserie, il faut veiller à ne pas utiliser un sablage trop intense qui risque de déformer les panneaux de tôle. Il faut aussi se référer à des manuels d’atelier qui correspondent au modèle du véhicule à restaurer concernant la mécanique et les trains roulants. Il faut pour ainsi dire procéder par étape, sans se disperser tout en restant méticuleux et assidu à la tâche à accomplir.

Le réparateur doit ainsi mettre tous les ouvrants à nu et procéder au sablage entier de la voiture. L’étape suivante consiste à faire passer un après phosphorant pour stopper la corrosion. Il doit découper et dépointer les parties trop atteintes et souder la nouvelle tôle à la place.

Il va ensuite procéder au masticage et au surfaçage des pièces, à l’après garnissant, à la peinture et au remontage du véhicule.

Il faut aussi faire adapter temporairement la carrosserie, retirer les panneaux extérieurs, peindre le châssis et construire un châssis roulant.

L’étape suivante est d’installer l’hydraulique et les maitres cylindres, la suspension avant avec un espaceur de 3 cm sous l’amortisseur pour laisser le véhicule en hauteur, le faisceau électrique principal et les composants électriques de la baie moteur.

Il est également nécessaire de reconditionner et de réinstaller le tableau de bord, les contacteurs, les leviers, les cadrans, le système de chauffage, la transmission, le pont arrière, la suspension, le radiateur, le démarreur, l’alternateur, l’échappement, les carburateurs et l’isolation thermique et phonique intérieure sur les sols, ainsi que sur le tunnel de transmission.

Il est important de purger l’embrayage, le circuit de freinage et de faire un test de démarrage, ainsi qu’un test de roulement avant de compléter les autres éléments de la carrosserie. Il faut alors terminer la peinture et la carrosserie après avoir corrigé les anomalies détectées lors des différents tests.

Après cette étape suit la phase de la sellerie des sièges. Il faut donc remettre les tapis, les panneaux et les chromes.

Le plus dur en fin de compte est la remise en état de la carrosserie, de l’état des surfaces, de l’alignement des ouvrants et de la qualité de la peinture de la voiture.

Toutes les pièces en fer et en bois doivent être démontées, reformées avant d’être repeintes dans la teinte d’origine. Le collage de pièces de remplacement pour les parties pourries doit respecter les spécificités du constructeur. Il en est de même pour le traitement des pièces d’origine atteintes par des parasites du bois. Les pièces chromées peuvent être aussi restaurées.

L’armature des sièges et la planche de bord doivent être réparées avant la sellerie.

Le châssis est inspecté pour attester de sa solidité, de son alignement, de sa déformation et de son niveau d’oxydation des fixations de la caisse, des suspensions et divers autres éléments.

La caisse peut être restaurée, remplacée ou découpée avec la partie endommagée pour greffer une pièce de remplacement en cas d’oxydation importante. C’est un procédé très technique qui nécessite une grande habileté et de bons outils.

Le moteur et ses composants sont aussi examinés et réparés au besoin, afin de leur redonner leur aspect et leur puissance d’origine.

Pour le remontage, l’ensemble moteur-boite est réinstallé sur le châssis avec les freins et les roues, sans oublier la caisse. La voiture peut être alors essayée afin de déceler les différentes anomalies présentes.

  • Comment entretenir son ancienne voiture ?

Les collectionneurs montrent un réel engouement pour les anciennes voitures. Chaque modèle d’une marque donnée, qui suit un modèle plus ancien peut prendre de la valeur dans les années à venir, c’est pourquoi ils sont plusieurs à procéder à la restauration d’anciens modèles. Les voitures qui atteignent leur trentième année prennent de la valeur.

La clientèle des voitures anciennes devient très variée et ne se limite plus aux seniors. Les jeunes de 16 ans et plus s’y mettent dorénavant. Ils procèdent tous à l’entretien de la voiture après restauration.

L’entretien d’un véhicule, qu’il soit ou non ancien, est essentiel pour son bon fonctionnement et aussi pour la sécurité des passagers à bord. Il est donc important d’avoir recours à des professionnels selon le cas : garagistes, concessionnaires auto, station service, centre de contrôle technique, etc. Ils vont se charger de détecter toutes les anomalies présentes sur la voiture. Un bon entretien permet de conserver la carrosserie, le moteur et l’intérieur en parfait état.

Les révisions sont faites aussi pour vérifier les plaquettes de frein, les pneus, les filtres à air, l’huile du moteur, le liquide de refroidissement et de freinage. La voiture est souvent soumise à d’importantes tensions et requiert une vidange tous les 5 000 km à 7 000 km en fonction de sa durée de vie. Elle se fait tous les 8 mois pour pouvoir vérifier le filtre à huile ou à pollen, de contrôler l’état de la batterie, de surveiller le liquide de frein et d’inspecter la courroie de distribution et les durits.

La personne voulant restaurer son véhicule peut donc utiliser l’huile de moteur pour lubrifier toutes les pièces et éliminer toutes les impuretés. Il faut veiller à ne pas trop en mettre de peur d’altérer la mécanique du moteur.

La durée de vie des pièces dépend aussi de la bonne lubrification du moteur, car il est primordial d’utiliser des huiles adaptées (ou des lubrifiants spécifiques), notamment aux modèles collectors tels que les voitures construites entre 1930 et 1980.

Il est également très important d’avoir de bons pneumatiques, c’est pourquoi il faut avoir recours à des pneus qui doivent toujours être à la bonne pression, à des chambres à air et à des valves adaptés aux voitures anciennes. La protection de la carrosserie, du moteur et des cuirs est aussi de mise en utilisant des produits appropriés et de qualité.

Pour entretenir une voiture ancienne, il faut simplement graisser plus souvent les pièces mécaniques, monter la voiture sur chandelle et non sur un cric et vérifier régulièrement les niveaux, surtout ceux du radiateur. On doit aussi éviter de rouler avec un réservoir presque vide afin de limiter les impuretés. Mieux vaut faire le plein si la voiture doit se reposer un moment.

Le meilleur carburant à utiliser pour les voitures anciennes et les voitures de collection est le SP98. Il est universel, performant, très cher, mais avec quelques additifs bien utiles pour la protection des sièges de soupape, ce qui peut agir fortement sur les anciens moteurs jamais refaits.

Il bénéficie aussi d’une formule riche avec un taux d’octane élevé, ce qui permet de garder le haut moteur propre et de passer tranquillement les contrôles anti-pollution.

Le SP95 peut être également utilisé pour des moteurs ayant un rapport volumétrique inférieur à 8:1 sur moteurs atmosphériques.

  • Les huiles adaptées aux voitures anciennes

L’huile Yacco est l’huile appropriée pour l’entretien, la révision et la vidange des voitures anciennes, dont celle Multigrade SAE 15W50. C’est une huile minérale multigrade détergente qui est recommandée pour les anciens véhicules possédant une capacité lubrifiante de 2,8L. Elle permet de lutter contre l’usure, la corrosion et les oxydants avec une meilleure protection du moteur.

La BVX M100 SAE 80W85 est la plus adaptée pour les boîtes de vitesses manuelles et les ponts mécaniques. Elle favorise une excellente résistance aux fortes charges et aux températures élevées.

La BVX 600 SAE 75W90 facilite le passage des vitesses dès le démarrage, surtout en temps de grand froid, et assure une bonne résistance au cisaillement.

La 75 R est conçue pour les circuits de freins à disque ou à tambour et aux systèmes d’embrayages des véhicules avec une capacité lubrifiante de 1,9L. Elle est parfaitement adaptée aux voitures bénéficiant de système d’assistance de conduite, tels que ESP, EBS, ABS, ARS, etc. Elle permet aussi d’améliorer le contrôle de trajectoire des automobiles (système hydraulique de freins).

La LR Organique est une huile utilisée efficacement pour le système de refroidissement des voitures.

L’huile Yacco Graisse Multi EP 2 est utilisée pour les embouts de graissage, les roulements de roue à billes ou à rouleaux, les articulations, les paliers lisses et les boîtiers de direction. Elle offre une excellente qualité en cas d’extrême pression et une bonne résistance à la température, ainsi qu’au coulage. Elle permet également une sécurité du graissage, prolonge la durée de vie des matériels et apporte une protection renforcée contre l’oxydation.

Contrairement au carburant, l’huile idéale pour le moteur des voitures de collection est celle qui est la plus proche du produit conçu à son époque. C’est généralement l’huile minérale monograde plutôt que l’huile synthétique adaptée aux moteurs plus récents.

Publié dans : Blog

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